
Au 19ème siècle, les travaux de trois savants posent les bases de la biotechnologie moderne. Louis Pasteur et Robert Koch développent la bactériologie et les concepts de maladie microbienne, d’immunité et de vaccination. Johann Grégor Mendel décrit lui les lois qui régissent la transmission des caractères biologiques entre les générations (transmission qui obéit à des lois de l’hérédité).
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La seconde moitié du 20ème siècle connaît une véritable accélération de la connaissance du vivant grâce aux progrès de la science et aux avancées technologiques.
En 1944, le microbiologiste américain Oswald Avery démontre que l’ADN est le support de l’hérédité.

En 1953, James Watson et Francis Crick poursuivent les travaux d’Avery : ils découvrent la structure de l’ADN et en comprennent le sens.
Au début des années 1960, Jacob, Monod et Wolff illustrent un fonctionnement régulé des gènes. Le code génétique est identifié.
Au début des années 1970, la possibilité de couper le ruban d’ADN en des endroits déterminés grâce à des enzymes, puis de recoller les fragments, ouvre la porte aux premiers transferts de gènes dans des bactéries. En 1973, la technique de la recombinaison est mise au point. Et en 1977, le premier gène humain est cloné.
En 1978, le gène de l’insuline humaine est transféré dans la bactérie Escherichia coli qui se met à produire une réplique de l’insuline de l’Homme. Le premier médicament issu des biotechnologies est né. Il sera commercialisé en 1982.
Fin des années 1980, une technique de réaction en chaîne autorise la multiplication de n’importe quel fragment d’ADN en millions d’exemplaires et en quelques heures.
En 1990, le séquençage du génome humain est officiellement lancé. Ce sont les débuts de la thérapie génique. Dix ans plus tard, 90% de la séquence de l’espèce humaine est décryptée.
Grâce à cette accélération des connaissances, la synthèse des protéines est devenue possible au cours du XXème siècle. Là où la chimie ne pouvait assembler de tels édifices d’atomes, la biotechnologie a ainsi permis de développer de nouvelles solutions thérapeutiques efficaces dans le traitement de maladies graves, invalidantes et très répandues.
Et demain…
La carte du génome humain est aujourd’hui établie, on sait qu’elle comprend environ 30 000 gènes. Loin d’être une fin en soi, le décryptage du génome est un commencement. L’objectif est désormais d’identifier les gènes responsables de maladies génétiques telles que l’hémophilie, la mucoviscidose ou la maladie de Gaucher.
Un défi toujours plus complexe qui consiste à découvrir les fonctions de protéines inconnues et à trouver de nouvelles molécules susceptibles de devenir des médicaments.