

La double hélice de l'ADN
Le corps humain contient environ 100 milliards de cellules et chacune d’elle referme dans son noyau l’ADN.
La structure de l’ADN peut être comparée à celle d’une longue échelle spiralée : la fameuse « double hélice ». Une longue échelle dont les montants sont des composés chimiques toujours identiques. A l’inverse, les barreaux sont composés à partir de quatre éléments distincts, l’alphabet élémentaire de l’ADN, que l’ont peut représenter par une initiale : A, T, G, ou C. C’est l’ordre, la séquence de ces « lettres » qui constituent l’information, comme les mots d’un texte.
Les protéines sont, elles aussi, des molécules « ordonnées », composées par l’enchaînement, dans un ordre déterminé et propre à chacune d’elles, de leurs composants fondamentaux : les acides aminés. Il existe 20 acides aminés différents. C’est l’enchaînement des bases A-T-G-C dans l’ADN qui détermine l’enchaînement des acides aminés dans les protéines.
Représentation tridimensionnelle
d’une protéine

Représentation tridimensionnelle d’une protéine
Les quatre bases de l’ADN s’associent toujours deux par deux pour former les barreaux de la double hélice : A toujours avec T, et G toujours avec C. Ainsi, l’enchaînement des bases d’un des deux brins de la spirale, est la réplique en miroir de l’enchaînement des bases sur l’autre brin.

Squelette d'une protéine
Ce principe simple est celui qui est en œuvre chez tous les êtres vivants pour transmettre l’information génétique.
Mais, cette simplicité ne doit pas cacher l’extraordinaire potentiel de l’ADN qui, par la variété des séquences de bases, crée une grande diversité de protéines. Des protéines qui participent à l’élaboration des tissus musculaires, nerveux, osseux, cartilagineux. Qui assurent le transport de l’oxygène : c’est l’hémoglobine véhiculée par nos globules rouges. Qui digèrent nos sucres, contractent nos muscles, lisent notre ADN : ce sont les enzymes. Qui captent les toxines et nous protègent : les anticorps. Qui servent de messagers entre nos cellules : les hormones. Et la liste est longue. Maîtriser la production de protéines, c’est pouvoir accéder à la re-production de leurs effets. C’est l’un des objectifs de la connaissance du vivant. Pouvoir repérer des erreurs dans la séquence de l’ADN et les réparer par la reproduction de protéines utiles.

Traduction de la séquence de l’ADN en protéine