L'ostéoporose, c’est quoi ?

L’ostéoporose, qui signifie os poreux, est une maladie générale du squelette, caractérisée par une perte excessive de la masse osseuse et une détérioration de son architecture. Liée principalement au vieillissement, l’ostéoporose conduit à une diminution de la résistance osseuse qui, en rendant les os plus fragiles, accroît le risque de fractures1.

L’ostéoporose en France en quelques chiffres :

  • En France, près de 4 millions de personnes sont atteintes par cette maladie osseuse2.

  • La fréquence de l’ostéoporose est 2 à 3 fois plus élevée chez la femme que chez l’homme1.

  • Près de 400 000 fractures dues à l’ostéoporose sont recensées chaque année1.

  • À partir de 50 ans, un homme sur cinq et une femme sur trois souffriront d'une fracture de fragilité3

  • Parmi les femmes de 80 ans et plus, la proportion de personnes souffrant d’ostéoporose monte à 70%1.

Lostoporose en France

Une maladie silencieuse

L’ostéoporose est une maladie asymptomatique et indolore jusqu’au moment où survient une fracture. Quand la douleur apparaît, c’est au moment d’une complication, souvent lors d’une fracture4. Même si de nombreux os peuvent être le siège de fractures liées à l'ostéoporose, les fractures les plus fréquentes sont celles de la hanche, des vertèbres, et du poignet1. Lorsque les os sont gravement fragilisés par l'ostéoporose, des actes quotidiens, comme soulever un objet lourd ou tousser, peuvent entraîner des fractures5.

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Qui est concerné ?

L’ostéoporose est une pathologie dont la fréquence augmente avec l’âge. Chaque personne a un capital osseux qui lui est propre et selon ce capital, chacun peut être touché différemment par l’ostéoporose.

L'os est un tissu vivant qui se renouvelle en permanence. L'équilibre entre la dégradation de l'os ancien et son renouvellement varie selon l’âge. Pendant l'enfance et l'adolescence, le renouvellement osseux se produit rapidement et la densité osseuse atteint son maximum avant la trentaine. Après cet âge, l'os commence à se dégrader plus rapidement qu'il n'est renouvelé6.

Les femmes et l’ostéoporose

La perte progressive de la quantité et de la qualité des os s’accélère au moment des bouleversements hormonaux de la ménopause chez la femme. Au moment de la ménopause, un déficit en œstrogènes s’installe. Lors du déclin de la production d’œstrogènes, la perte osseuse s’accélère et le risque d’ostéoporose augmente1.

Chez la femme, le risque d’ostéoporose est augmenté dans les cas de ménopause précoce ou dans les cas de cancer du sein. Il existe d’autres facteurs de risque qui ne sont pas propres au genre comme l’âge, le tabagisme, les facteurs génétiques7 ou l’indice de masse corporelle.

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Les hommes et l’ostéoporose

Si le diagnostic d’ostéoporose chez l’homme est plus complexe que chez la femme ménopausée, l’ampleur de la pathologie est bien réelle. Les hommes subissent également des fractures dues à une fragilité osseuse, notamment celle de l’extrémité supérieure du fémur8.

L’ostéoporose, un fardeau pour les patients et le système de santé

L’ostéoporose entraîne des conséquences physiques, émotionnelles et financières importantes.

Les fractures attribuables à l'ostéoporose peuvent conduire à une diminution de la qualité de vie, voire à un handicap, et à une baisse d’autonomie des patients. Cette perte d’autonomie est particulièrement associée aux fractures du col de fémur : 40 % des patients sont incapables de marcher seuls et 80 % sont limités dans leurs activités quotidiennes3. En particulier, l’invalidité associée aux fractures du col du fémur peut être sévère. Un an après une fracture du col du fémur, 40 % des patients sont incapables de marcher sans aide, et 80 % d’entre eux sont limités dans leurs activités quotidiennes.
Avec le vieillissement de la population française, on estime que le nombre de fractures de fragilité devrait augmenter de 26 % d’ici à 20303. Chaque année, les fractures de fragilité représentent un coût de 5,4 milliards d’euros pour notre système de santé3.

En savoir plus : « Un phénomène de société, un enjeu prioritaire de santé publique » dans la rubrique « notre approche »

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