×

Souhaitez-vous quitter le site ?

Vous allez quitter le site www.amgen.fr et être redirigé vers un site externe. Amgen France n'est pas responsable du contenu présent sur ce site.

×

Souhaitez-vous quitter le site ?

Vous allez quitter le site www.amgen.fr et être redirigé vers un site externe. Amgen France n'est pas responsable du contenu présent sur ce site.

Lutte contre le cancer du poumon : enjeux, progrès et perspectives


Médecins, autorités de santé publique, associations de patients, laboratoires… de nombreux acteurs sont mobilisés pour faire reculer le cancer du poumon qui représente le quatrième cancer le plus fréquent en France1. La lutte a déjà permis des progrès considérables, et se poursuit avec notamment des avancées thérapeutiques prometteuses2,3.

Cet article fait le point sur les enjeux de la lutte contre le cancer du poumon, les progrès et les perspectives prometteuses.

Améliorer la compréhension sur le cancer du poumon

L’engagement d’équipes de recherche du monde entier a permis de faire progresser la compréhension sur le cancer du poumon et plus généralement sur les mécanismes à l’origine des cancers, maladies complexes caractérisées par une prolifération de cellules anormales3,4.

Une cellule normale se transforme et se multiplie de façon incontrôlée jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne3,5. Sans une prise en charge adaptée, la tumeur se développe et des cellules cancéreuses peuvent migrer d’un organe à un autre et former de nouvelles tumeurs appelées métastases3,5.

Les cancers du poumon se développent essentiellement à partir des cellules des bronches, les conduits permettant à l’air de circuler dans les poumons5,6. Ils sont plus rarement issus des cellules tapissant les alvéoles pulmonaires, les petits sacs situés à l’extrémité des bronchioles (petites bronches) où se fait l’échange de dioxygène et de dioxyde de carbone avec le sang5,6.

Il est désormais reconnu qu’il existe différents types de cancers du poumon. On en distingue deux principaux en fonction des cellules dont ils sont issus : les cancers bronchiques non à petites cellules (environ 85 % des cas) et les cancers bronchiques à petites cellules (15 % des cas)5,6.

Développer une compréhension fine des différents types de cancers du poumon est un enjeu majeur de la recherche, car ils présentent une évolution et une sensibilité aux traitements bien distinctes7.

Renforcer la prévention des cancers du poumon

Le cancer du poumon est le quatrième cancer le plus fréquent et le premier concernant la mortalité en France1,2. Il touche plus souvent les hommes que les femmes, mais cette prédominance masculine tend à évoluer1,8. Alors que le nombre de nouveaux cas de cancer du poumon est quasiment stable chez les hommes depuis 1980, il est en forte progression chez les femmes1,8.

En cause : une augmentation de la consommation tabagique chez les femmes1,8. Huit cancers du poumon sur dix sont dus au tabac5. Une personne qui fume multiplie par 10 à 15 son risque de développer un cancer du poumon7. L’impact du tabagisme passif a également été démontré : le risque de cancer du poumon est augmenté de 26 % chez les non-fumeurs exposés continuellement à la fumée des autres7.

Le cancer du poumon est la première cause de décès évitable au niveau mondial7.

Journée mondiale sans tabac le 31 mai, opération #MoisSansTabac en novembre, dispositif d’aide Tabac Info Service… différentes actions sont menées en France pour favoriser l’arrêt du tabac9. Des programmes de prévention sont également menés auprès des adolescents pour éviter l’entrée dans le tabac9.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer8. Le risque de cancer du poumon diminue de moitié après cinq années sans tabac, et rejoint presque celui des personnes n’ayant jamais fumé après dix à quinze ans d’arrêt10.

Outre le tabagisme, d’autres facteurs ont été reconnus comme cancérogènes pour les poumons8. Il s’agit notamment de l’amiante, des gaz d’échappement des moteurs diesel, du radon, d’hydrocarbures polycycliques aromatiques, de certains rayonnements ionisants, de la silice et du cadmium8.

Diagnostiquer un cancer du poumon le plus tôt possible

Plus de 45 000 nouveaux cas de cancers du poumon ont été diagnostiqués en France en 201811.

L’Institut Curie, centre français de recherche et de lutte contre le cancer, précise que plus de la moitié des patients présentant un cancer du poumon seraient diagnostiqués alors qu’il existe des métastases, des tumeurs secondaires dans d’autres parties du corps qui sont caractéristiques du stade le plus avancé de la maladie8,12.

Les signes d’un cancer du poumon peuvent être difficiles à percevoir par un patient car ils sont peu spécifiques à cette maladie : toux rebelle, essoufflement, sifflement respiratoire, infections bronchiques répétées, crachats de sang, douleurs dans la poitrine, modification de la voix…7,8 Devant la persistance d’un signe anormal, les patients fumeurs ou non sont invités à consulter le plus tôt possible7,8.

Un diagnostic précoce du cancer est un enjeu majeur, comme l’explique la Fondation ARC pour la recherche sur les cancers : plus le diagnostic de cancer du poumon est posé tôt, meilleure sera la prise en charge de la maladie et plus grandes seront les chances de survie du patient7.

Plusieurs examens sont nécessaires pour confirmer le diagnostic de cancer du poumon et pour évaluer l'extension de la maladie8. Le bilan diagnostique s’appuie notamment sur un examen physique, différents types d’examens d’imagerie et une biopsie8. Cette dernière consiste à prélever des tissus qui semblent anormaux pour les analyser8.

Développer des traitements de plus en plus personnalisés

Des progrès considérables ont été effectués ces dernières années pour le traitement du cancer du poumon2. L’enjeu est majeur alors qu’il représente la première cause de mortalité par cancer en France avec 30 000 décès annuels, le plus souvent en raison d’un diagnostic tardif13.

Les patients bénéficient d’un traitement adapté au cas par cas, en prenant notamment en compte le type de cancer (ex. cancer bronchique à petites cellules ou cancer bronchique non à petites cellules) et son stade d’évolution8.

Le traitement peut faire appel à la chirurgie pour enlever la tumeur, la radiothérapie pour détruire les cellules cancéreuses par exposition à des rayons de haute énergie, ainsi qu’à l’administration de médicaments anticancéreux7,8.

Basée sur l’administration d’un ou plusieurs médicaments toxiques pour les cellules cancéreuses, la chimiothérapie n’est plus le seul traitement médicamenteux utilisé pour lutter contre les cancers du poumon7,8.

Des molécules d’immunothérapie ont été mises au point avec pour objectif de stimuler le système immunitaire (système de défense de l’organisme) contre les cellules cancéreuses7,8.

Les progrès de la recherche sur les cancers du poumon ont également permis de mettre au point des thérapies ciblées, des traitements médicamenteux novateurs qui agissent spécifiquement sur des anomalies ou des mécanismes à l’origine du développement ou de la dissémination des cellules cancéreuses2,7,8.

Quels sont les enjeux liés au développement des thérapies ciblées
pour le traitement des cancers du poumon?
Entretien avec Simon Triby, Responsable Développement Produits en Oncologie
chez Amgen France

Quelques thérapies ciblées sont déjà utilisées dans le cadre du cancer bronchique non à petites cellules. D’autres sont en cours d’évaluation clinique et Amgen mène des essais dans ce domaine.

Dans la lutte contre les cancers, de nombreux gènes ont été identifiés comme étant à l’origine du cancer. La recherche est très active pour le développement de thérapies ciblant ces gènes.

Au-delà de l’efficacité et la sécurité d’emploi des thérapies ciblées, l’analyse des effets sur la qualité de vie est essentielle. Si l’expérience du patient n’est pas bonne, le patient risque d’arrêter son traitement. Un travail étroit avec les associations de patients est mené lors des phases d’évaluation clinique.

Il existe aussi un enjeu autour du diagnostic : s’assurer de la possibilité d’effectuer des tests pour déterminer les patients qui sont susceptibles de bénéficier des nouvelles thérapies ciblées, et ce dans des délais raisonnables.

Le développement de « tests compagnons », des tests diagnostiques dédiés à certaines thérapies ciblées, peut être nécessaire. Ce besoin n’est pas d’actualité en France car il existe un système bien structuré pour la détection des mutations génétiques.

Dans les prochaines années, le machine learning pourrait aussi aider à l’identification des patients susceptibles de bénéficier des thérapies ciblées, en limitant le recours aux lames qui sont parfois indisponibles ou en nombre insuffisant dans certaines situations.


Références

1. Institut National du Cancer. Le cancer du poumon. En ligne : https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers/Les-cancers-les-plus-frequents/Cancer-du-poumon (Consulté le 16/10/2020).
2. APHP. Cancer du poumon. En ligne : https://www.aphp.fr/cancer-du-poumon (Consulté le 16/10/2020).
3. Leem. Santé 2030 – Une analyse prospective de l’innovation en santé. 2019. 209 pages.
4. Société canadienne du cancer. La recherche sur le cancer. En ligne : https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-101/cancer-research/?region=nb (Consulté le 16/10/2020).
5. Ameli. Comprendre le cancer du poumon. 23 juillet 2020. En ligne : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-poumon/comprendre-cancer-poumon (Consulté le 16/10/2020).
6. EurekaSanté Vidal. Le cancer du poumon. 10 février 2020. En ligne : https://eurekasante.vidal.fr/maladies/cancers/cancer-poumon.html (Consulté le 16/10/2020).
7. Fondation ARC pour la recherche sur le cancer. Les cancers du poumon. 2018. 46 pages.
8. Institut National du Cancer. Les traitements des cancers du poumon. 2017. 77 pages.
9. Santé Publique France. 9 juin 2020. Tabac. En ligne : https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/tabac/notre-action/#tabs (Consulté le 16/10/2020).
10. EurekaSanté Vidal. Les causes et la prévention du cancer du poumon. 10 février 2020. En ligne : https://eurekasante.vidal.fr/maladies/cancers/cancer-poumon.html?pb=causes (Consulté le 16/10/2020).
11. Institut Curie. Cancer du poumon : les données épidémiologiques. 5 juin 2019. En ligne : https://curie.fr/dossier-pedagogique/cancer-du-poumon-les-donnees-epidemiologiques (Consulté le 16/10/2020).
12. Institut Curie. Cancer du poumon : des signes cliniques divers difficiles à identifier. 5 juin 2019. En ligne : https://curie.fr/dossier-pedagogique/cancer-du-poumon-des-signes-cliniques-divers-difficiles-identifier (Consulté le 16/10/2020).
13. Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Plan Cancer 2014-2019. Réédition mars 2015. 210 pages.

FR-NPS-1120-00002