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L’hospitalisation à domicile (HAD) une solution innovante dans le parcours de soins des patients

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L’hospitalisation à domicile (HAD) a pour rôle d’assurer la continuité des soins pour les patients et cela a été sans aucun doute une réelle priorité pour Amgen durant la crise sanitaire de la Covid 19.

Depuis notre article en 2019, quelle place joue-t-elle pour les patients aujourd’hui et comment s’inscrit-elle comme solution de soin nouvelle auprès des professionnels de santé. Toutes les réponses à travers ce regard croisé !

L’HAD, une innovation pour le parcours de soins

Entretien avec Corinne Blachier-Poisson, Présidente d’Amgen France, qui revient sur le parcours de soins et le développement de l’HAD en oncologie – hématologie pendant cette période de la COVID-19.

Assurer la continuité des soins a sans aucun doute été la priorité de nous tous en cette année 2020 si particulière. C’est ainsi que l’hospitalisation à domicile (HAD) a été, plus que jamais, une solution de recours pour nombre de vos patients.

Aujourd’hui, malgré les efforts des Autorités de santé, des freins persistent encore dans le développement de la chimiothérapie en HAD. Des progrès sont encore possibles, aidés notamment par les innovations thérapeutiques que nous connaissons actuellement ; ils sont aussi souhaitables au vu de l’engorgement des hôpitaux de jour et de l’engouement des Français pour une réalisation des soins au plus près de leur domicile. 81% d’entre eux se disent ainsi prêts à envisager l’HAD pour eux ou l’un de leurs proches1.C’est pourquoi, Amgen a choisi d’apporter son soutien aux initiatives d’externalisation des soins en oncologie au travers de quatre axes : contribuer financièrement à ces initiatives, prouver leur valeur ajoutée, informer et accompagner le développement de ces projets.

Ainsi, dès 2016, nous avons conduit une enquête de grande envergure pour dresser un état des lieux de la chimiothérapie IV en HAD en France et comprendre les freins à son développement. Nous avons noué des partenariats avec des centres de soins, pour les accompagner dans leurs démarches d’externalisation des chimiothérapies et dans l’étude des preuves médico-économique des apports de ce choix.

Côté recherche, nous faisons en sorte d’intégrer très tôt l’externalisation des soins dans le développement de nos produits, en identifiant des marqueurs de suivi des patients.

Tout ceci illustre l’implication d’Amgen en tant qu’acteur de santé dans l’organisation des soins. Nous devons prendre en compte la révolution dans le parcours de soin des patients, au-delà de l’hôpital. Responsables des conditions de bon usage de nos médicaments, nous sommes parties prenantes du défi logistique qu’impliquent ces nouveaux parcours. Ces derniers sont non seulement spécifiques à chaque patient mais aussi à chaque traitement. Or, nous avons l’expertise de chacune de nos molécules, qui plus est quand elles sont innovantes. Enfin, en tant qu’industriel, nous avons à cœur d’être actif dans l’écosystème de santé et de promouvoir les partenariats et échanges entre tous. La volonté d’Amgen au travers de tous nos projets est d’être un catalyseur d’innovations.

Rencontre avec 3 experts pour l’accès aux développements, de l’HAD en oncologie et hématologie.

Michel Calmon, Vice-président de la FNEHAD (Fédération nationale des établissements D’hospitalisation à domicile) et directeur général de la Fondation Santé Service, principale structure d’HAD en Europe. Plus d’un an après le début de la pandémie, il dresse un premier bilan de son impact sur l’activité d’HAD en France et aborde, avec nous, les perspectives à venir.







Quel constat établissez-vous de l’année 2020 ?

Michel Calmon : « La pandémie c’est une crise mais aussi une opportunité, au sens grec du terme. En France, plus de 7 000 patients traités par chimiothérapie ont été pris en charge en HAD en 2020, ce qui représente plus de 220 000 journées. L’augmentation de l’activité de chimiothérapie à domicile s’inscrit dans une tendance initiée depuis plusieurs années d’un basculement vers l’ambulatoire, par la volonté des pouvoirs publics et sous la pression des citoyens. Le recours croissant à l’HAD s’est accentué en 2020, non seulement à la demande des services hospitaliers mais aussi à celle des patients, inquiets de se rendre à l’hôpital à cause de la pandémie. La crise nous a montré que nous pouvions aller plus loin, avec des prises en charge dès J1 et un renforcement des partenariats avec les professionnels de santé libéraux. Les innovations intervenues pendant cette période vont perdurer. »

Quelles sont les « clés du succès » pour une HAD en cancérologie réussie ?

Michel Calmon : « Tout se fait à l’initiative du médecin prescripteur avec lequel les acteurs de l’HAD sont en étroite relation. Cela s’inscrit dans un véritable parcours de soins. En HAD, les professionnels de santé sont, à l’instant T, seuls face au patient. C’est pourquoi, nous insistons beaucoup sur la formation en amont et sur l’expérience. Les infirmiers-ères recruté-e-s en HAD doivent être expérimenté-e-s, les formations sont obligatoires et récurrentes. C’est une garantie de sécurité. Il y a encore de larges progrès à accomplir. Avant d’y avoir recours, les patients ne connaissent pas l’HAD. C’est pourquoi il faut développer les campagnes d’information grand public, sensibilisant à cette prise en charge globale, dans son propre cadre de vie. Au-delà de l’avantage économique certain pour le système de soins, elle correspond à une demande de plus en plus forte des patients de prise en charge à domicile. En hospitalisation classique, c’est le malade qui s’adapte à l’organisation hospitalière ; en HAD, c’est le soignant qui s’adapte aux besoins du patient. »

Comment définiriez-vous le rôle des industriels du médicament pour aider au développement de l’HAD ?

Michel Calmon : « L’industrie pharmaceutique s’inscrit complètement dans ce changement de paradigme d’une prise en charge non hospitalo-centrée. Il existe de nombreux partenariats entre les HAD et les industriels pour développer des protocoles innovants pour les patients. Les industriels ont aussi un rôle certain pour favoriser les contacts avec les prescripteurs hospitaliers et accompagner l’information et la formation des professionnels de santé, au sens large. C’est une aide précieuse pour mettre en place des études et pourquoi pas demain, imaginer ensemble des essais cliniques en HAD. »

Témoignage du parcours d’expérience d’hospitalisation à domicile de Bernard Delcour, Ancien président et membre toujours actif de l’AF3M (Association Française des Malades du Myélome Multiple), il souffre d’un myélome multiple depuis 13 ans maintenant.

« Alors que j’étais en rechute, l’hématologue du centre qui me suit depuis le début m’a proposé d’être pris en charge en HAD. C’est sûr que l’avantage est réel : cela évite les allers-retours à l’hôpital qui peuvent être source de fatigue, de perte de temps. Je ne me rendais à l’hôpital qu’en J1 et ensuite, c’étaient les infirmières de l’HAD qui se déplaçaient à mon domicile. Le virage ambulatoire dans la prise en charge des cancers est une évolution incontournable. Être traité à domicile est une voie intéressante qui nécessite des prérequis indispensables : la prise en charge doit continuer à être globale, à être assurée dans un cadre de sécurité ; il faut notamment que le patient vive dans un logement adéquat. Avec une bonne information, voire une formation préalable, des intervenants autant que possible dédiés, il est ainsi possible de rendre le malade et ses proches proactifs dans une démarche d’HAD. »

Rencontre avec une initiative du Dr Sophie Trevis Pharmacien hospitalier au CHU de Clermont-Ferrand.

Comment s’est mise en place l’organisation de l’HAD en cancérologie à Clermont-Ferrand ?

Sophie Trevis : « La réflexion a été entamée dès 2015 par le service d’hématologie dans un double objectif d’améliorer la qualité de vie des patients et de désengorger l’hôpital de jour. Tous les acteurs se sont réunis et nous avons pu travailler avec une HAD privée. Tout le monde était très motivé. La difficulté a été de donner accès à notre logiciel de gestion des chimiothérapies pour la traçabilité de l’administration, à une structure privée... Après discussion, le circuit a été défini ; c’est un réel gage de sécurité pour tous. L’HAD est une activité en constante augmentation : de 28 patients/an concernés en 2016, ils étaient 59 en 2020. »

Aujourd’hui, quel est le circuit du patient pris en charge en HAD ?

Sophie Trevis : « C’est l’hématologue qui propose au patient. Il n’y a jamais de refus, les malades adhèrent très bien. Trois critères d’éligibilité sont requis : résider à moins de 30 km du CHU, avoir un état de santé compatible et un contexte social adéquat. Le patient est pris en charge à l’hôpital à J1 puis revu le 1er jour de chaque nouveau cycle. Entretemps, il est traité en HAD. Le médecin de l’hôpital établit la prescription, validée ensuite par les pharmaciens de l’unité en vue de la préparation. La navette de l’HAD vient récupérer chaque jour les traitements puis il y a un contrôle par la pharmacie de l’HAD qui prépare les boîtes de transport pour chaque patient. La navette achemine la boîte au patient qui a consigne de ne pas y toucher jusqu’à ce que l’infirmier-ère décèle la caisse de transport et vérifie la température de conservation. Chaque administration est tracée. Côté médical, les échanges sont réguliers entre le médecin coordonnateur de l’HAD, l’hématologue prescripteur et le pharmacien hospitalier. »

Envisagez-vous d’offrir la possibilité à plus de patients d’être traités en HAD ?

Sophie Trevis : « Nous nous sommes posé la question d’intégrer de nouvelles molécules dans ce dispositif. Cela nécessiterait une autorisation de l’ARS, avec un avenant à la convention initiale. Il faudrait également évaluer la capacité supplémentaire potentielle de l’établissement avec lequel nous collaborons aujourd’hui ou travailler en parallèle avec plusieurs HAD. Il est certain que développer l’HAD permettrait de libérer de la place pour prendre en charge de nouveaux patients, en hôpital de jour notamment. Mais cela implique aussi une augmentation de la charge de travail pour notre unité de préparation, avec des contraintes horaires précises, qu’il nous faudra intégrer dans une activité déjà en forte croissance. »

L’hospitalisation à domicile (HAD) en un clin d’œil

FR-NPS-1121-00001 – Novembre 2021

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