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Communiqués de Presse France

INSUFFISANCE CARDIAQUE : MOINS DE DÉCÈS ET DE RÉHOSPITALISATIONS POUR LES PATIENTS TÉLÉSUIVIS


Une étude observationnelle rétrospective publiée par la revue ESC Heart Failure1 apporte de nouvelles données sur l’importance de la télésurveillance à domicile de l’insuffisance cardiaque par le SCAD (Suivi Clinique à Domicile), programme de télésurveillance déployé depuis 2007 en Normandie auprès de patients souffrant d’insuffisance cardiaque. Cette étude est l'une des premières en France à apparier une base de données de télémédecine avec les données du SNDS (Système National des données de santé) de l’Assurance Maladie, qui permet d’avoir une vision exhaustive sur l'utilisation des soins de santé. L’étude a été menée par le Pr Rémi Sabatier et l’APRIC (Association pour l’Amélioration de la PRise en charge de l’Insuffisance Cardiaque en Normandie), en collaboration avec Amgen France, Normand’e-santé et les centres hospitaliers participants. Une diminution des ré-hospitalisations et des décès a été observée chez les patients qui utilisaient le plus le programme de télésurveillance.

La loi de financement de la Sécurité Sociale 2022 (LFSS) a fixé au 1er juillet la prise en charge des activités de télésurveillance par l’Assurance Maladie. Cette étape réglementaire conclura l’expérimentation ETAPES (Expérimentations de Télémédecine pour l’Amélioration des Parcours En Santé), qui a fait du système de santé français, l’un des pionniers de la télésurveillance, avec l’Allemagne. L’insuffisance cardiaque est une maladie chronique qui représente en France 70 000 décès par an et 160 000 hospitalisations2 et constitue ainsi une priorité de santé publique ; maintenir la stabilité des patients à domicile en détectant les risques de décompensation cardiaque via la télésurveillance devrait permettre d’améliorer la prise en charge de cette maladie mais encore trop peu de données issues d’études françaises de vie réelle sont disponibles.

Elaborée dans le cadre du programme de télésurveillance SCAD déployé par le GRADeS (Groupement Régional d’Appui au déploiement de la e-santé) Normand’e-santé, l’étude observationnelle rétrospective (2009 - 2016)1, menée par l’APRIC3, et Amgen France, a été conduite sur 659 patients souffrant d'insuffisance cardiaque après une hospitalisation dans plusieurs centres de la région.

La télésurveillance à domicile par le SCAD a notamment permis dans cette étude une diminution des ré-hospitalisations et des décès chez les patients utilisant le plus le système de télésurveillance SCAD (tercile supérieur) versus les patients qui utilisaient le moins le SCAD (tercile inférieur) : les taux de ré hospitalisation pour insuffisance cardiaque à un an étaient effectivement de 13,5% vs 27,8% (p<0,0001) et les taux de mortalité à 2 ans de 15,9% vs 26,8% (p=0,0034).

« La spécificité du SCAD est d’associer autosurveillance, télésurveillance médicale et accompagnement thérapeutique du patient. Cette innovation digitale permet un suivi optimisé du patient en toute sécurité afin de maintenir la stabilité de la maladie et d’éviter les décompensations aigües », explique Rémi Sabatier, Cardiologue au CHU de Caen et professeur associé en télémédecine à l’Université Caen-Normandie.

Le principe est simple. Une tablette connectée permet aux patients de fournir des informations sur leur santé (autosurveillance) et leur mode de vie au centre de coordination à l'aide d'un questionnaire interactif quotidien et de recevoir un retour d'information pour adapter leur prise en charge. Les données saisies par le patient sont également analysées en temps réel par un algorithme intelligent validé afin d'identifier tout risque de décompensation aiguë, et de générer automatiquement une alerte. En cas d’alerte, une infirmière spécialisée en insuffisance cardiaque peut contacter le patient pour un accompagnement thérapeutique adapté, ou le médecin généraliste et le cardiologue afin d'organiser une consultation rapide, ou une visite à l'hôpital si nécessaire.

Six années de collaboration entre acteurs publics et privé

Cette étude constitue une nouvelle preuve de l’intérêt de la télésurveillance pour le suivi des patients souffrant d’insuffisance cardiaque après une première hospitalisation. Les résultats obtenus confortent les données d’une étude pilote4 (SEDIC) rapportée en 2012 qui a montré une réduction de 46% des ré-hospitalisations à 1 an chez les patients suivant ce programme pendant 3 mois.

« La collaboration entre l’APRIC et AMGEN, mise en place dès 2016, a permis de construire un partenariat au long cours et illustre l’intérêt des travaux de recherche public/ privé. Un autre article, centré sur l’analyse des résultats médico-économiques de la télésurveillance en France, est actuellement en cours de relecture et devrait être prochainement publié », complète Thibault de Chalus, Responsable du département Innovation et Digital chez Amgen France. L’objectif de cette étude est de contribuer au déploiement de la télésurveillance en France grâce à l'apport de nouvelles données répondant ainsi à un enjeu d'amélioration des politiques de santé publiques. Avec l’ambition d’être un catalyseur de l’innovation en France, AMGEN s’engage auprès d’acteurs publics et privés afin d’identifier les tendances clés du parcours de soin, d’apporter une expertise méthodologique associée à un savoir-faire partenarial, et de garantir ainsi un passage à l'échelle de l'innovation technique à la création de valeur médicale.

A propos de l’APRIC

L’association pour l'amélioration de la prise en charge de l'insuffisance cardiaque (APRIC) est une association loi 1901 créé par des professionnels de santé de Normandie le 30 juin 2006, dont l’objet est de « mettre en œuvre, réaliser et promouvoir toutes activités et recherches dans le domaine de la prise en charge de l'insuffisance cardiaque, notamment sous forme de prestations de services, toutes actions éducatives et/ou informatives destinées aux professionnels de santé et aux patients pour une meilleure prise en charge globale de l'insuffisance cardiaque, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur ; l'association étend ses activités aux malades et à leur entourage pour améliorer la prévention et favoriser une bonne prise en charge de leur maladie ».

L’APRIC a notamment porté le projet SCAD insuffisance cardiaque en Normandie à son origine en 2006, puis accompagné le transfert du SCAD sur la plateforme régionale de Télémédecine. L’association a conduit, avec le CHU de Caen, l’étude randomisée SEDIC validant l’algorithme intelligent de télésurveillance de l’insuffisance cardiaque de 2009 à 2012, puis avait obtenu à titre expérimental une tarification à l’activité de la télésurveillance de l’IC en Normandie en 2012, avant le programme ETAPeS.

A propos du GRADeS

Le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) Normand’e-Santé (NeS) est une structure de droit privé à but non lucratif qui bénéficie de l’appellation ministérielle de GRADeS - Groupement Régional d’Appui au Développement de la e-Santé. Aujourd’hui, NeS représente un écosystème de plus de 400 adhérents en Normandie. A date, NeS se compose d’une équipe opérationnelle de 68 professionnels, dédiée à ses adhérents et à la e-santé.

Dans le cadre de ses missions de GCS, NeS accompagne ses adhérents dans la réalisation de leurs projets numériques en santé.

En tant que GRADeS, NeS est la maîtrise d’ouvrage préférentielle de l’ARS Normandie pour la mise en œuvre de la stratégie nationale et régionale en matière d’e-santé.

À propos d’Amgen France

Les patients. Pour eux nous cherchons, développons et fabriquons des thérapies innovantes contre les maladies graves en utilisant les ressources du vivant. Cette approche repose sur des technologies de pointe, telles que la génétique humaine, qui permettent de caractériser les mécanismes moléculaires à l’origine des maladies. Amgen focalise ses recherches sur les pathologies dont les besoins médicaux restent importants.

Sur le territoire français depuis 1990, Amgen France a fêté ses 30 ans en 2020. L’entreprise compte aujourd’hui près de 400 salariés répartis sur l’ensemble de l’Hexagone. Avec 13 biomédicaments et de nombreuses initiatives partenariales, elle travaille aux progrès de la prise en charge du cancer, des maladies cardiovasculaires, inflammatoires, rénales et ainsi qu’au traitement de l’ostéoporose.

Avec 52 études actives impliquant 890 patients dans 320 centres (chiffres 2021), la France est aussi l’un des pays où Amgen a la plus importante activité de recherche clinique.

Au-delà du médicament, Amgen s’attache à développer des solutions d’optimisation de la prise en charge des patients. Cette démarche repose sur l’identification de ruptures au sein des parcours de soins et sur la mise en place d’actions adaptées et co-construites. Le lancement du programme Amgen Innovations s’inscrit totalement dans cette démarche.

De quoi sera faite la santé de demain ? Suivez nos actualités sur www.amgen.fr, Twitter @AmgenFrance et sur LinkedIn #VivonsInnovons #WeAreBiotech

FR-NPS-0622-00024 – Juillet 2022

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